Rencontres à Paris- suite et fin

Bonjour chères lectrices, chers lecteurs,

D’autres rencontres se sont fait plus ou moins aléatoirement.

Je me suis rendu compte de la façon assez simple d’entrer en contact avec les gens, surtout les non parisiens.

Je me rappelle de cette femme, presque la quarantaine (allez, je suis polis je dirais 35 ans), rencontrée dans le métro parisien ligne 3. Svelte, mais pas cette minceur génétique, ou résultat d’un régime à base d’eau fraîche et d’une pomme par jour. Non c’était une pure sportive ou chaque gramme compte. Il émane d’elle la sérénité du guerrier, je sais: je m’enflamme, mais vous comprendrez bientôt pourquoi.

Elle portait un sac à dos de trailer (personne faisant des courses de trail) avec un petit mousqueton d’escalade et un petit « ironman » rouge suspendu dessus.

Mon sang n’a fait qu’un tour, se peut-il que cette femme soit une vraie IronWoman?!

J’ai toujours rêvé de disputer une épreuve l’ironman. (Pour une petite description de l’ironman cliquer ici) En effet, 3,8 km de natation, 180 km de vélo et un marathon pour finir… c’est tout simplement ce dont j’ai toujours rêvé! Mais, parce qu’il y a un « mais », j’ai toujours été un mauvais nageur, je ne peux pas nager 25m de crawl sans me tenir à quoique soit, sinon je me noierai. Et puisqu’on trouve jamais le temps de faire tout ce qu’on veut faire (plongée et escalade me prennent pas mal de temps), l’ironman est resté au stade du fantasme.

Alors me voici devant peut-être une créature sportive hors du commun. Je suis comme le comédien quelques instants avant d’entrer en scène, ou un garçon désirant draguer une fille, sans savoir quoi dire. Et si je me prenais un râteau. Et si elle parlait une langue que je ne comprends pas. Et si au moment où je m’adressais à elle, elle descendait à la prochaine station.

Je n’arrêtais pas de bouger de mon siège d’excitation de lui poser plein de questions.

Tant pis, je n’ai jamais réussi à aborder une fille dans une discothèque. Mais vu que je joue moins gros, je décide de me lancer.

J’ai dû lui demander si elle faisait bien l’ironman en pointant du doigt le petit accessoire qui pendait en bas de son sac (j’espérais à cette instant qu’elle ne pensait pas que je regardais son derrière depuis tout à l’heure…) Elle me répond que oui, le tout simplement du monde. Elle a dû remarquer mon visage qui s’est illuminé de mille feux. Une vraie, c’est une des leurs, ces surhommes et sur-femmes qui vont au-delà des limites du sport! Petit à petit, elle m’apprend qu’elle a atterri la semaine dernière à Paris en venant d’Hawaï (deuxième illumination. Explication: Il y a plusieurs courses d’ironman servant toutes pour les communs des participants à avoir leur ticket pour la course d’Hawaï. Donc cette fille fait partie des meilleures de sa catégorie. Mon dieu une vraie déesse!!) Et qu’elle a eu du mal avec le changement climatique: 44°C à l’ombre à Honolulu, 12°C à Roissy Charles de Gaulle.

La discussion se poursuit, la rame se remplit, se vide, la voix enregistrée annonçant les arrêts n’est plus qu’un lointain murmure. Cette fille m’emmène par ses récits à Hawaï et autres destinations. Parce qu’elle fait la coupe du monde, du coup cherche à chaque course de meilleur classement. Quand je lui parle de mon problème avec la natation elle me rassurait en prenant exemple sur son compagnon qu’elle a initié à la discipline et qui est devenu un bien meilleur nageur…

Nous voilà à son arrêt, on se quitte, mais je reste un long moment dans mes rêves. J’ai rencontré une IronWoman.

Alors mes amis, je vous le dit: jetez-vous à l’eau et parlez aux gens, ça ne mange pas de pain et ça peut vous faire voyager!

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