De la violence

Quand nous voyageons nous y sommes constamment confrontés. Que se soit la juxtaposition de gens très riches avec la pauvreté la plus crue et nue, ou les vols à l’arraché dont on peut être victime.

Je n’oublierais pas l’image de cette mendiante avec enfants adossée sur la roue d’un 4×4 BMW dernier cri. Même en mendiant pendant deux vies elle n’aura jamais la somme pour se payer un tel destrier. Ou cette photo tristement célèbre à Sao Paulo:

High-rise luxury apartments with amenities like a beautiful swimming pool and tennis court can be seen separated by one wall, right next to, the sprawling slum known as ‘Paradise City’ – favela Paraisopolis – in Sao Paulo, Brazil. Image: Tuca Vieira/David Fenng

High-rise luxury apartments with amenities like a beautiful swimming pool and tennis court can be seen separated by one wall, right next to, the sprawling slum known as ‘Paradise City’ – favela Paraisopolis – in Sao Paulo, Brazil. Image: Tuca Vieira/David Fenng

La violence pour commencer (Et ce n’est pas la définition Larousse, mais ce n’est pas pour ça que vous lisez cet article) peut être un acte physique, moral, psychique d’une manière directe ou non (implicite induite) engendrant un mal être sur le sujet.

Se balader avec des affaires chères chez des pauvres, c’est être violent, selon cette définition, envers les populations qui s’y trouvent.
Nous pouvons parler de terrorisme, de révoltes tribales ou communautaires, de terrorisme d’état, mais avant, parlons du concept d’action réaction.

Nous ne faisons que réagir. Même nos « actions » ne sont que des « réactions ». Réaction à différents stimulus, publicitaires, besoins primaires, idéologies, pressions sociales ou familiales…

Amenons un peu d'amour comme principe de motion :-)

Amenons un peu d’amour comme principe de motion :-)

La non prise en considération de ce concept induit en erreur. Je suis maître de ma destinée…
Ces gens là font, agissent comme cela… parce que! Il y a donc des gens qui sont censés être méchants parce que présentés comme tels. Donc éliminables, destinés à la prison ou à disparaître sous les feux salvateurs d’un drône.

Le fait d’introduire la réaction comme mode/principe d’action ou principe universel de motion, oblige tout un chacun de voir ses activités propres comme simples réactions. Cela aide à la prise de conscience que certains choix ont été pris en réaction à des pressions négatives, non productives, donc peut être pas forcément de « bon choix ». Par exemple ce choix est-il le bon? pourquoi je le fais? quelles sont les autres options? Et si l’argent n’existait pas, l’aurai-je choisis?

Le deuxième bienfait obtenu est de se dire « si les gens agissent de cette manière, même violente, il doit y avoir une raison. Personne n’est né violent ». « Qu’est ce qui me pousserait à descendre dans la rue? qu’est ce qui me pousserait à prendre les armes? » « Qu’est ce qui me pousserait à avorter » ou « si j’étais une femme qu’est ce qui me pousserait à avorter »? Vous allez être étonnés par cette vidéo 😉

Ce sont des actions que nous jugeons devant nos télés, ou PC en se figurant l’autre comme étranger, en déshumanisant l’autre, en lui déniant la raison, les sentiments, le savoir, l’empathie. Nous nous retrouvons devant un étranger qui est bon à disparaître, punissable.

Une fois ce concept et ses répercussion – sur soi (qui aide au développement de soi) et sa représentation du monde (le recul sur les évènements qu’il peut induire) – esquissées succinctement, nous pouvons discuter de la violence au voyage.

Prochain article la violence en voyage, les grands classiques.

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