Comment on vit ce voyage au long cours

Hey every body !

Un tour du monde est une promesse, un rêve, un mirage.

Quand on y pense, on rêve un peu d’aventures à la Indiana Jones, de rencontres authentiques, de farniente, de beaux paysages, de costumes traditionnels…

L’authentique voyageur, celui que nous avons tous en mémoire, un mélange de Christophe Colomb, Ibn Batouta, Théodore Monod, Ella Maillart, Nicolas Bouvier… est une espèce très rare. Certains n’ont que faire de la publicité des livres ou des blogs et autres sites internet. Ils vivent leur vie en voyageant. Leur rencontre se mérite ! Je m’explique, ces gens vous devez avoir de la chance de les rencontrer, ils ne viennent pas à vous via internet. Paradoxalement, nous sommes heureux d’ailleurs qu’il y ait des voyageurs bloggeurs, qui nous ont donné envie de partir et nous ont réconforté dans notre idée.

Nicolas Bouvier

Nicolas Bouvier

Nous avons rencontré quelques spécimens de cette espèce rare (heureusement elle n’est pas en voie de disparition) de baroudeurs et baroudouses, qui sillonnent la planète depuis 10-15-20 ans, sans jamais demander à passer à la télé, radio ou journaux… pourquoi faire ? C’est leur vie tout simplement, rien d’extraordinaire à leurs yeux. Ce sont plutôt eux qui restent cloîtrer entre 4 murs à exercer un travail qu’ils détestent pour s’acheter un appartement, 5 semaines de vacances par an, qu’il faut interviewer. Alors on se retrouve autour d’un verre et on écoute religieusement ces gurus pour les uns, irresponsables pour d’autres. Il en ressort que la mondialisation, l’argent, le tourisme de masse…avancent, mais il reste toujours d’innombrables parties de ce beau monde intacte, avec des Humains non dénaturés, civilisés…

Un voyage au long cours se dompte, s’apprend et apprend en retour. Nous apprenons sur nous-mêmes, notre couple… C’est vrai qu’un an de vie en commun de Tour Du Monde en vaut 10 !

Bateau de pecheurs sur une plage du Kerala, Inde

Fishermen boat on the beach, Kerala, India

Ce n’est pas évident de trouver un rythme, d’ailleurs c’est la première question qui nous intriguait : le rythme. Nous avons décidé dans un moment de folie pure de partir sans délais prédéfinis, nous avons couplé tout ça avec la mise en question de nos carrières respectives, nous n’avons pas de plans détaillés, juste des envies…Le rythme est que nous ne pouvons collectionner les coins culturels et touristiques comme quand on partait en vacances pour 3 semaines. Alors nous apprenons à lever le pied, écouter les besoins du corps, mais surtout l’envie d’authenticité qui se mérite, se cherche…

Nous sommes de temps en temps effrayés par les possibilités qui nous sont offertes. C’est la première fois qu’on nous dit faites ce que vous voulez. Pour l’instant des cheminements cérébraux préconçus (Les « schémas cognitifs ») nous permettent de nous réconforter dans certaines façons d’appréhender le monde, de prévoir les activités suivantes ou les prochaines étapes. Mais revoir tout cet ensemble cognitif, en psychologie c’est de la restructuration cognitive dont il est question, n’est pas une mince affaire, en occident cette restructuration est utilisée pour soigner les sujets dépressifs, ici c’est via la méditation et l’Ashtanga Yoga, que le contrôle est opéré, (mais là aussi ces sujets seront approfondis ultérieurement).

Notre voyage actuel en Inde nous ouvre les yeux sur d’autres façons de voir le monde, il n’y a plus que la dualité bien/mal qui anime la vie, mais d’autres échelles entrent en jeu : matériel/spirituel, voir même qu’il n’y ait pas de bien ni de mal, mais des événements, des réactions…J’approfondirai ces modèles plus tard, peut être hors du blog (projet)…

Le voyage apprend aussi à baisser le niveau de ses attentes, de ses exigences. Un train en retard? Chouette il est arrivé! Plus de places assises, ce n’est pas grave, les billets te donnent le droit de prendre le train, la chance te permet de t’assoir…

Nous apprenons à notre façon à avoir une vie accélérée, que ce soit en termes de rencontres, de sensations, de découvertes…Nous apprenons la dure vie de femme en inde : immolée si l famille de la mariée n’arrive pas à procurer au jeune marié ce qu’il désire. Comme ça il peut se remarier pour avoir ce qu’il veut. Et ce n’est pas que dans les villages reculés que ça arrive, mais aussi à Delhi !

Enfin nous apprenons les différences des cultures que nous visitons, les innombrables rencontres avec les voyageurs de différentes nationalités et différents parcours nos donnent cette impression d’être des citoyens du monde. Nos repères sont bousculés, ce qui est considéré mal chez nous et bien ailleurs, ou pire en Inde et au Sri Lanka, nous apprenons que mieux que la dualité bien/mal il y a la culture du il y a ça et ça aussi… superposition d’événements ; plutôt que leur opposition.

Je vous retrouverez bientôt pour d’autres billets d’humeur qui j’espère vous inspireront.

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