0

Australie – suite

Cucu les zamis !

Bon alors que s’est-il passé durant tout ce temps en Australie ?

Pas mal de choses, vous vous en doutez..

Pour faire simple : LE VAN EST TERMINE. Je sais, ce n’est pas comme si on vous disait on a trouvé l’avion perdu, mais pour notre périple c’est pas mal ! On s’est habitué à dormir dedans, à cooker à côté. D’ailleurs on mange très bien et très sain depuis qu’on est SDF !

Sinon la routine : des dauphins, émeus, loutres, d’autres kangourous, renard, les fameux lapins, raies aigle énormissimes au petit déj (il faut comprendre : on jouait avec,pendant qu’on prenait le petit déj)…

On a décidé de parcourir l’Australie par le sud, mais très vite (vu que tous nos soucis avec le van, nous ont fait prendre un gros retard d’à peu près 6-8 semaines. Ce n’est plus génial comme plan, donc au bout de 400km on a fait demi-tour. Vous nous connaissez maintenant les 400km on était parcouru en 8 jours. Je pense qu’on doit être la réincarnation de deux limaces croisées avec une tortue !

Donc nous revoilà parti rebrousser chemin. On en profite au passage pour acheter des planches de surf.

Nous ne savons pas trop quoi vous raconter… Alors je me suis mis à mettre des highlights. Néanmoins ce ne sont que des évènements, parmi d’autres, pour nous au final. C’est tout un mode de vie nouveau que nous avons épousé.

Je dois dire que je ne savais pas à quoi m’attendre en faisant ce road-trip en van. Sinon qu’il faut le faire pour savoir ce que c’est. Ce n’est pas évident à décrire.

Nous sentons une nouvelle « vie » qui a commencé pour nous.

Vous vous rappelez le concept de « vies » que nous avons décrit dans d’autres articles.

Pour faire simple : ce sont l’ensemble de nouvelles routines, environnement, mode de déplacement, consommation… qui fait un tout. Vous avez besoin d’une assez longue période pour que vous ayez des habitudes, des liens forts avec votre environnement.

Pour moi (en Australie) ça été la mine avec les mineurs, suivi d’une grosse colocation de 12 personnes et là un road trip de 5 mois à peu près… ce qui est génial dans tout ça, c’est quand vous vous rappelez d’un événement ou vous retrouvez quelqu’un que vous avez rencontré dans un autre pays/île 7 mois plus tard ! Ça fait ah ouais ça fait un bail pu**** !

Nous continuons notre chemin avec tout ce qui donne du sel au voyage, à savoir l’imprévu. Les plans qui prennent du temps à échafauder et 2 jours à balayer !

Vous savez en gros ce qui nous arrive. Ce qui est déjà une grande chose. Parce qu’au départ on voulait tout couper et partir avec la fleur au fusil. Mais peut-être il y aura du changement dans quelques mois, qui sait ? on vous en dira pas plus ;-).

Image
1

Bah alors où en êtes vous ?

Bijour, bijour à toutes et à tous!

Bon on ira pas par quatre chemins: on a laissé tomber le blog trop longtemps. Mais là il fallait s’en occuper. Donc reprise en main partielle de la chose!

Nous sommes en Australie depuis le 24 juillet. Entre temps nous avons été en Inde et en Indonésie.

Comment ça se passe en Australie?

Actuellement c’est pas fort folichon, j’ai passé à travers une porte vitrée.Deux belles cicatrices ornent fièrement mon mollet.IMG_4443 IMG_4456

J’ai réussi à couler le moteur du van que j’ai mis 3 semaines à dénicher, en 2h30min montre en main! Ce qui nous #^!;=#@ énormément.

Donc c’est un peu la chkoumoun et une petite déprime pour moi.

6 semaines sans travail pour diverses raison.Non pas que je n’en trouvai pas, mon boss m’appelait tout le temps. Mais l’inaction due aux recherches d’appart, de van, de passage à travers des portes et des problèmes mécaniques..).
Mais qu’est ce que vous y avez fait?

Nous avons néanmoins fait énormément de rencontres. (Ce qui est une routine en soi quand on voyage).

Des gens formidables ou fort minables? L’écrasante majorité des gens rencontrés sont supers.

Des expériences professionnelles assez rares et intenses: travail dans les mines australiennes. Job trouvé en 30min chrono! comme quoi je suis capable du meilleur comme du pire. Bien que j’ai une prédilection pour la seconde catégorie ;-)

En ce moment la miss bosse 2-3 jours par semaine, alors qu’elle bossait 7/7j depuis 3mois !!

La chérie est COOK dans un café branché et sympas.Chloé Chef redimensionnée

  Des aventures assez singulières pêle-mêle : un feu de bush gigantesque combattu dans une mine, dans le nord de l’Australie au milieu du bush (autant dire le fin fond de rien du tout). La découverte d’un van, qui nous a permis de s’équiper de matériel de camping pour rien. Des kangourous. Une DOOF party pour fêter dignement le nouvel an. Une maison du bonheur avec 12 colocataires…

C’est dur en ce moment mais nous savons que c’est passager. Les galères donnent toujours du cachet aux voyages, sinon c’est d’un ennui mortel.

Comme nous avons appris des hindous: il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises expériences, tout est. (voilà, voilà… la minute philosophie est terminée).

C’est cool mais qu’est ce que vous avez fait ailleurs, avant l’Australie?

Oh là.. j’ai déjà eu le courage de pondre ces lignes pour le maintenant.
Nous avons passé 3 mois et demi en Inde, avec pas mal d’aventures.
2 mois en Indonésie avec moins d’aventures (excepté un volcan avec des flammes bleues, seulement deux coins dans le monde où on peut les voir!).

Il va falloir se réhabituer à écrire. Déjà que nous n’étions pas des foudres de guerre non plus, alors là petit à petit ça va venir, mais promis pas dans 6-9 mois !IMG_3186

1

100 jours!

Bijour à toutes et à tous,
Aujourd’hui est un jour spécial, parce que je le veux ainsi!
En effet c’est notre 100ème jour de voyage. Youpi champagne!!

Nous faitons comme des rois notre 100 ème jour de voyage!

Nous fêtons comme des rois notre 100 ème jour de voyage!

Alors je pense que vous avez droit de savoir comment nous en sommes arrivés là.
Et bien il était une fois une jolie chtite ville nichée au fin fond du sud est mexicain, j’ai nommé le royaume de far far lointain: « San Cristobal de Las Casas ». N’allez pas à cette ville! Ou bien il vous arrivera ce qu’il nous est arrivé!
Quoi donc les enfants, qu’est ce qui vous est arrivé?!
L’envie d’y rester à jamais, vous connaissez la suite: ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants…
Donc retour en France avec comme le dit Gad El Maleh: « Ché pas ce que j’ai ».
Donc l’envie de voir le monde, mais plutôt le fait qu’il y ait ce genre d’endroit qui peuvent vous aspirer, vous inspirez,  vous ensorceler… Vous ne pouvez plus vous mentir, vous ne pouvez plus faire comme si de rien n’était. Il s’est passé quelque chose en vous.
Ça prendra peut être du temps, mais la graine est semée!
Voici notre secret ! Un petit village/ une petite ville au fin fond du Mexique.
Je ne vous ferai pas de « bilan » ce genre de blabla ne m’a jamais intéressé. Puis comment résumer près d’une centaine de rencontres du monde entier, des paysages, des expériences… En trois paragraphes.
Alors nous ne vivons que dans un rêve qui est devenu réalité ou le contraire! En d’autres termes nous avons bien fait de le faire.
Ceci est personnel, j’espère que vous trouverez votre propre royaume de far far lointain. Ça peut être un nouveau métier, une nouvelle passion, une nouvelle conquête amoureuse…
C’est mon message en ce jour béni des dieux (en Inde il y en a 330 millions!).

Image
2

Vous avez gagné au loto, vous allez faire quoi?

Hi every body !

Je vous retrouve après un intermède de quelques semaines, je retrouve le bonheur, l’envie et le temps de vous écrire, de coucher quelques impressions brutes, affinées, ou simplement instinctives.

Ce dont je voulais vous parler cette fois (encore) est la peur ou le désarroi que procure cette impression d’avoir le monde ouvert, offert à soi.

No Boundaries_jpg

Nous ne sommes nullement habitués à « gérer » cet état, cette absence apparente de contraintes.

Je devrais peut pour commencer être décrire cet état. Il s’agit tout simplement d’un état mental où nous faisons abstraction des contraintes qu’on (ou la matrice de relations humaines et sociales) se donne. Aller à l’école, être le premier, intégrer de bonnes écoles, avoir un travail, un conjoint (e), une maison, voiture… Enfin vous connaissez le package traditionnel. L’état dont je vous parle est tout simplement une remise en cause du système préétabli. Cette remise en cause s’est soldée pour nous par le désir de voir le monde et apprendre et s’enrichir des rencontres (ce qui est personnel et n’est nullement une norme, mes propos ne sont aucunement normatifs). Ceci vous livre le monde à vos pieds, et je mesure mes mots !

Il n’y a nullement de « Je ne peux pas le faire, je n’ai pas les diplômes pour, les connaissances, les relations, les pistons, le bon teint de peau, je ne peux pas changer de travail comme ça j’ai un crédit et une famille à nourrir… ». Les seules questions qui se pose à soi est « que veux-tu faire ? », « où aimerais-tu aller ?». Aucune limitation géographique, d’âge, de genre…les seules limites que nous avons sont les contraintes que nous avions gardées. Nous nous sommes donné le plus beau et le plus effrayant des présents. Platon par l’intermède d’Aristote disait (dans le Gorgias je crois) « tu n’es toi-même que quand tu es totalement libre ».

Effectivement certains de nos proches exprimèrent leurs inquiétudes. Temps de crise sociale, financière, c’est l’âge de faire des bébés, acheter un appart en banlieue ou Paris intramuros…greed is goodL’impression que nous pouvons donner de « fuir nos responsabilités ». À cette interprétation j’aimerais opposer un autre point de vue. Etre responsable de ses propres choix est justement de ne pas substituer certaines charges à d’autres. Par un désir de sécurité et de confort, nous devons déléguer des revenus futurs « retraite » à des fonds spéculatifs, qui demandent effectivement des revenus immédiats « cotisations » qui eux ne sont pas hypothétiques comme la retraite. Certains (et j’en faisais partie) occupent des postes qui ne les rendent pas heureux, mais il faut le faire, c’est la vie, il faut être « responsable », il faut bien payer le loyer. Et bien ma réponse est que nous ne sommes pas responsables si on délègue toute ou partie de sa propre destinée à des organismes, des entreprises… Les routards/nomades/itinérants voir pour certains des marginaux, prennent leur destinée en main. Ils savent qu’en sortant du système, ils ne bénéficient plus de ses largesses. Ils désirent ne plus payer le prix de ces « largesses ». Sont-ils irresponsables pour autant ? Je dirais plutôt (sur le ton de la provocation) que ce sont ces gens qui sont responsables et les brebis bien polies sont les irresponsables, qu’ils cherchent la facilité. Dîtes moi quoi penser, pour qui voter, ce qui est bien pour moi, autoriser moi à prendre des vacances, à quitter mon travail tôt à 18h…

Bien sûr ces propos ne sont pas à prendre sur le ton du reproche, j’ai rencontré beaucoup de personnes qui aiment vraiment leur travail, et y mettaient une énergie incroyable. Si elles sont heureuses comme ça, tant mieux ! Le but est de chercher son bonheur. En hindouisme, le chemin pris est le « Karma ». Le Yoga aide à le parcourir, en concordance avec les souhaits de son âme et non de son intellect. Mais ceci est un autre sujet, j’y reviendrai plus tard.

Ce billet, je le rédige pour les personnes qui ne se sentent pas à leur vraie place, sentent qu’ils mettent énormément d’énergie et de dévouement dans ce qu’ils estiment être inutile, ou sentent que tous ses efforts n’étanchent pas une soif inexpliquée, quelque chose qu’ils n’arrivent pas identifier, pour la simple raison qu’ils n’ont pas le temps pour se demander « Mais qu’est ce qui ne va pas en moi ? Qu’est-ce que je fais là ? Qu’est-ce que je veux vraiment faire ? Qui suis-je ? » Ces questions que nous fuyons tous, de peur de découvrir la vérité, de se rendre compte que nous nous sommes trompés sur toute la ligne, d’avoir perdu du temps, sa jeunesse là où nous aurions été heureux…

Alors les propos ci-dessus, étaient sciemment provocants pour rendre compte de cet autre point de vue. Qui prend tout le schéma préconçu de responsabilité à rebrousse-poil. Oui vous êtes irresponsable en délégant certains aspects de votre vie « vitaux » à d’autres, de faire des choix parce que c’est ce qu’il faut. Pour être protégé je dois sacrifier mes rêves. Effectivement dans un monde où le classement est monnaie courante, où le spirituel est au mieux relégué à des TV-shows sur le paranormal ou des sorcières/liseuses de bonnes aventures, où les religions ont plus de place, où le statut social se mesure par votre compte en banque et la taille de votre maison ou de votre voiture.

Savez-vous seulement que le classement a été introduit en France pour imiter les chinois ? Avant, pendant la Rome antique ou durant l’âge d’or des Arabes ou encore au début des Lumières il n’y avait pas de classement. Vous êtes le disciple, l’apprenti, l’élève de tel maître et c’est tout. Alors vous classer n’avait aucune importance. Vous suivez un enseignement et c’est par vos réalisations et efforts que vous acquerriez vos lettres de noblesse. Et non par votre diplôme.

L’idée majeure (qui n’est qu’une petite partie du schéma spirituel que nous sommes sensé suivre) si je fais abstraction des contraintes actuelles, avis des proches, regards des autres, ce que je suis sensé faire, l’argent, la position sociale, religions et autres préjugés, qu’est-ce que j’aimerai faire de ma vie?

Il n’y a rien de rebutant à se poser cette question. En faisant abstraction de toute contrainte, personnellement, je désirais m’investir dans l’humanitaire, mais j’ai découvert d’autres solutions d’entreprises sociales. Concept innovant, maintenant. Plusieurs solutions qui marchent et bien réelles ont été mises au point en Amérique du sud, en Afrique, en Inde… et l’Europe est très en retard dans ce domaine. Ces innovations feront partie d’un autre article.

Alors je sais ce que je vais faire en faisant des compromis, je n’aurais pas LA position sociale, ni l’argent… Mais je sais que ce que je ferai sera en accord avec ce que je souhaite réellement faire.

En hindouisme l’être humain est une représentation de trois niveaux : le corps, le mental/cerveau et l’esprit. Le corps nous désirons tous s’en occuper à différents niveaux et de différentes façons, sport/chirurgie esthétique… le cerveau (normalement pour la plupart des êtres humains il n’est plus nourri après trente ans), plus de formation, ni d’apprentissage, plus d’études, nous approfondissons ce qui nous a intéressé quand nous étions étudiants. Et ça c’est pour les plus courageux. Quant à l’esprit, c’est encore pire, nous ne nous écoutons jamais, rarement nous suivons nos intuition. Bien que cette affirmation soit à nuancer pour les femmes, qui sont plus enclines à écouter leurs intuitions et leur 6ème sens. Mais comment nous pouvons améliorer notre relation avec notre esprit/âme ? Comment savoir ce qu’elle veut ?

Normalement, le cerveau agit d’une façon logique, répétitive : pour la même situation vous aurez toujours la même réaction. Pour les nouvelles situations, il cherchera la « bonne » réaction en fouillant dans l’arsenal de situations vécues par vous ou par d’autres, la plus similaire : untel a eu le même problème et s’en est sorti de cette façon. L’esprit ou l’âme agissent différemment.

Premièrement le langage de l’âme  est l’intuition. C’est une petite voix différente de celle du cerveau, qui vous fait vibrer tout le corps, vous sentez que ce n’est pas le choix à prendre, vous « savez » que ce n’est pas bon pour vous. Mais le cerveau répondra que c’est là où vous allez gagner beaucoup d’argent, qu’il faut suivre la meute, tout le monde le fait pourquoi pas vous… Ceci est la première étape savoir reconnaître la voix de l’esprit. Certains désirs et envies se cachent et se travestissent en intuitions, donc pas mal de pièges et de chemins à parcourir avant d’arriver à l’entendre clairement et la suivre. Sri Aurobindo est arrivé au point de décrire le « surmoi » où siège la partie de l’esprit qui génère les intuitions.

La deuxième étape est bien sûr la méditation pour se confronter à soi-même. Le Yoga est un très bon moyen d’arriver à reconnaître la voix de l’esprit, à rendre le corps plus à même de répondre à vos désirs et sert, à travers la méditation, à avoir l’esprit clair, voir à obtenir le « silence ». Pour clarifier ce dernier point, je dirais que nous avons toujours des idées, un bruit de fond dans nos têtes qui empêchent parfois de dormir. La méditation vous aidera à faire cesser ce vacarme, et avoir les idées plus claires, les pensées plus fluides et être très concentré sur vos tâches.

En épousant ce chemin, l’idée majeure citée ci-dessus vous viendra à l’esprit intuitivement, vous cesserez de vous dispersez, vous vous sentirez en paix avec vous-même. Vous vous accepterez plus facilement. Vous suivrez votre Karma et vous ferez facilement faire face au mur de contraintes, regards, jugements des autres. Car ils ne seront que Maya « illusions ».

Vous vous rendrez compte que les gens qui sont en désaccord avec vous expriment leurs propres frustrations et ne peuvent en aucun cas être tenu responsables de leurs propos. Ce n’est pas contre vous, mais c’est contre eux-mêmes qu’ils s’expriment. Vous n’êtes que le miroir de leurs propres frustrations, leurs propres désirs non assouvis, leurs rêves. Vous ne devez pas prendre leurs propos personnellement. D’autres niveaux d’élévation spirituel yogiques nous amèneraient à ne plus rien attendre des gens et d’être presque sans émotion ou réactions vis-à-vis des agissements des autres. Mais je ne connais pas cette sphère, je ne peux, donc, que rapporter les expériences d’autres yogis.

Pour en revenir à nous deux, Chloé et moi, nous apprenons à vivre dans cet état d’infinis possibilités et peut être juste le reconnaître, ne plus se mentir à soi-même. Nous pouvons réellement voguer à travers vents et marées. Suivre les envies aléatoires et sans raisons apparentes, mais qui obéissent à des besoins plus profonds que nous apprenons à écouter. Ce n’est pas évident de casser un schéma de pensées, dans lequel nous avons baigné de si longues années, pour ne pas dire toute une vie.

Se mettre à nu, se retrouver en dehors du système, se chercher et tout remettre en question est une entreprise assez difficile à vivre, même si actuellement nous sommes bien servis par la vie. Nous restons dans des endroits magiques. Actuellement nous sommes littéralement entre ciel et terre. Nous avons les nuages à nos pieds, de temps en temps ils grimpent le long de la montagne pour venir nous caresser, et rapporter les histoires de la vallée et apaiser le soleil. Nous rencontrons des dizaines de personnes intéressantes de différentes nationalités avec des vécus très enrichissants : des itinérants voyageant autour du globe, en travaillant quelques mois par ci par là et qui ont des leçons de vies à nous donner, des jeunes israéliens essayant à leur façon (la plupart à force de magic mashrooms et de joints) d’oublier le service militaire obligatoire (3 ans pour les garçons et 2 ans pour les filles), des familles où les enfants ont été conçus pendant le voyage…

Ils vous montrent que tout est possible, vous apprenez à croire en vous et surtout vous sentir connecté à cette grande famille qu’est l’humanité. Bientôt les nationalités n’ont plus aucune espèce de particularité… vous apprenez des schémas de pensées ou des solutions que des pays ont trouvé. Vous apprenez d’autres vérités historiques, ou plus précisément des points de vue historiques différents de ceux qu’on vous a appris… Alors vous devenez un citoyen du monde.

Et là commence le grand frisson !

1

Comment on vit ce voyage au long cours

Hey every body !

Un tour du monde est une promesse, un rêve, un mirage.

Quand on y pense, on rêve un peu d’aventures à la Indiana Jones, de rencontres authentiques, de farniente, de beaux paysages, de costumes traditionnels…

L’authentique voyageur, celui que nous avons tous en mémoire, un mélange de Christophe Colomb, Ibn Batouta, Théodore Monod, Ella Maillart, Nicolas Bouvier… est une espèce très rare. Certains n’ont que faire de la publicité des livres ou des blogs et autres sites internet. Ils vivent leur vie en voyageant. Leur rencontre se mérite ! Je m’explique, ces gens vous devez avoir de la chance de les rencontrer, ils ne viennent pas à vous via internet. Paradoxalement, nous sommes heureux d’ailleurs qu’il y ait des voyageurs bloggeurs, qui nous ont donné envie de partir et nous ont réconforté dans notre idée.

Nous avons rencontré quelques spécimens de cette espèce rare (heureusement elle n’est pas en voie de disparition) de baroudeurs et baroudouses, qui sillonnent la planète depuis 10-15-20 ans, sans jamais demander à passer à la télé, radio ou journaux… pourquoi faire ? C’est leur vie tout simplement, rien d’extraordinaire à leurs yeux. Ce sont plutôt eux qui restent cloîtrer entre 4 murs à exercer un travail qu’ils détestent pour s’acheter un appartement, 5 semaines de vacances par an, qu’il faut interviewer. Alors on se retrouve autour d’un verre et on écoute religieusement ces gurus pour les uns, irresponsables pour d’autres. Il en ressort que la mondialisation, l’argent, le tourisme de masse…avancent, mais il reste toujours d’innombrables parties de ce beau monde intacte, avec des Humains non dénaturés, civilisés…

Un voyage au long cours se dompte, s’apprend et apprend en retour. Nous apprenons sur nous-mêmes, notre couple… C’est vrai qu’un an de vie en commun de Tour Du Monde en vaut 10 !

Ce n’est pas évident de trouver un rythme, d’ailleurs c’est la première question qui nous intriguait : le rythme. Nous avons décidé dans un moment de folie pure de partir sans délais prédéfinis, nous avons couplé tout ça avec la mise en question de nos carrières respectives, nous n’avons pas de plans détaillés, juste des envies…Le rythme est que nous ne pouvons collectionner les coins culturels et touristiques comme quand on partait en vacances pour 3 semaines. Alors nous apprenons à lever le pied, écouter les besoins du corps, mais surtout l’envie d’authenticité qui se mérite, se cherche…

Nous sommes de temps en temps effrayés par les possibilités qui nous sont offertes. C’est la première fois qu’on nous dit faites ce que vous voulez. Pour l’instant des cheminements cérébraux préconçus (Les « schémas cognitifs ») nous permettent de nous réconforter dans certaines façons d’appréhender le monde, de prévoir les activités suivantes ou les prochaines étapes. Mais revoir tout cet ensemble cognitif, en psychologie c’est de la restructuration cognitive dont il est question, n’est pas une mince affaire, en occident cette restructuration est utilisée pour soigner les sujets dépressifs, ici c’est via la méditation et l’Ashtanga Yoga, que le contrôle est opéré, (mais là aussi ces sujets seront approfondis ultérieurement).

Notre voyage actuel en Inde nous ouvre les yeux sur d’autres façons de voir le monde, il n’y a plus que la dualité bien/mal qui anime la vie, mais d’autres échelles entrent en jeu : matériel/spirituel, voir même qu’il n’y ait pas de bien ni de mal, mais des événements, des réactions…J’approfondirai ces modèles plus tard, peut être hors du blog (projet)…

Le voyage apprend aussi à baisser le niveau de ses attentes, de ses exigences. Un train en retard? Chouette il est arrivé! Plus de places assises, ce n’est pas grave, les billets te donnent le droit de prendre le train, la chance te permet de t’assoir…

Nous apprenons à notre façon à avoir une vie accélérée, que ce soit en termes de rencontres, de sensations, de découvertes…Nous apprenons la dure vie de femme en inde : immolée si l famille de la mariée n’arrive pas à procurer au jeune marié ce qu’il désire. Comme ça il peut se remarier pour avoir ce qu’il veut. Et ce n’est pas que dans les villages reculés que ça arrive, mais aussi à Delhi !

Enfin nous apprenons les différences des cultures que nous visitons, les innombrables rencontres avec les voyageurs de différentes nationalités et différents parcours nos donnent cette impression d’être des citoyens du monde. Nos repères sont bousculés, ce qui est considéré mal chez nous et bien ailleurs, ou pire en Inde et au Sri Lanka, nous apprenons que mieux que la dualité bien/mal il y a la culture du il y a ça et ça aussi… superposition d’événements ; plutôt que leur opposition.

Je vous retrouverez bientôt pour d’autres billets d’humeur qui j’espère vous inspireront.

0

Petits plats Sri Lankais

Ayubowan !

Ayubowan

Alors voilà mon premier article… sur la nourriture sri-lankaise !
Non non, pas gourmande du tout… ;-)

Une des choses que j’aime le plus en voyage, hormis les rencontres et les beaux paysages… c’est tester toutes les spécialités culinaires du pays.
Donc cela fait 1 mois maintenant que je m’en donne à cœur joie ici au Sri-Lanka :-)

Amine est plus raisonnable que moi… !

Nous avions peur d’être malade tout le temps et de perdre des kilos… sans la grimpe j’ai bien peur que ce soit le contraire qu’il se produise  :-/ Vivement Hampi in India !

Donc… par quoi commencer ?
Bien, par le breakfast par exemple ?

- BREAKFAST -

A la Sri-Lankaise vous avez en gros 5 possibilités (même si tout est possible bien sûr) et tout d’abord oubliez vos habitudes de pain beurre et confiture, car le petit déj ici est assurément salé et épicé !

Enfin… dans les guesthouses et les hôtels bien entendu vous pourrez avoir cela… mais il ne s’agit en aucun cas du déjeuner typique d’un sri-lankais ;-)
En fait vous aurez le plus souvent le choix entre :

Des STRING HOPPERS : sortes de petites crêpes de vermicelles très fines, servies accompagnées de 3 sauces ; l’une assez liquide mais non épicée, la seconde à base de légumes, épicée, et la troisième serait plutôt une sorte de pâte, de couleur rouille (chili inside… ) et donc forcément bien spicy !

Sri Lankan Breakfast : string hoppers

Sri Lankan Breakfast string hoppers

Autre option: les HOPPERS: une fine crêpe à base de farine de riz. Le bord est craquant et le centre moelleux. Il est servi soit « plain », cad sans rien dedans, soit avec un oeuf cuit à l’intérieur, soit accompagné d’un curry de viande ou de poisson et de sambol.

Sinon vous opterez pour le classique RICE & CURRY (voir explication et illustration dans la rubrique « lunch/dinner »), qui est valable matin, midi et soir !!

Troisième solution : le MILK RICE ; il s’agit de riz cuit dans du lait de coco et servi avec du sambol, toujours très spicy : mélange de chili + noix de coco rapée + oignons mixés + jus de citron + sel + poivre.

Sri Lankan Breakfast - milk rice

Sri Lankan Breakfast - milk rice

Ou bien encore, dans n’importe quel restaurant ou boui-boui de rue vous trouverez ce que j’appelerais des SANDWICHES ; autrement dit des en-cas salés, toujours spicy, fourrés de poisson, d’œuf cuit ou bien juste de légumes cuisinés très spicy (totalement végétarien).

Sri Lankan Breakfast - salty pastries et réveil pour Amine !

Sri Lankan Breakfast - salty pastries

Sri Lankan Breakfast - salty pastries with Nescoffee ;-)

EGB and sandwiches

-LUNCH / DINNER -

Le classique et inépuisable RICE & CURRY ! Plat n1 et omni-présent au Sri-Lanka donc, qui se mange aussi bien à 7h du matin qu’à 20h le soir !

Qu’est-ce qu’un rice and curry me direz-vous ? Vous pensez certainement à notre petite poudre jaune nommée curry… or ici (en Inde aussi d’ailleurs) le « curry » ne se résume absolument pas à cette poudre de jolie couleur jaune ; ici un curry désigne un plat, en sauce le plus souvent, accompagnant le riz; au minimum 4 petits plats, au maximum vous en trouverez environ 10.

rice and curry

L’un d’eux sera quasi obligatoirement du « dhaal », c’est-à-dire des lentilles épicées (paripou en cinghalais), puis vous aurez au moins un légume ; cela peut être des « ladies fingers » (sisi, des doigts de fille… !) ou bien du jackfruit (délicieux, cela a un goût et un aspect se situant entre la noix de madadamia et le marron), puis le fameux sambol, et enfin toujours accompagné de feuilles de papadam frites. Ensuite, dans les versions non végétariennes vous trouverez un curry de poulet, de crevettes, de bœuf etc… Les ingrédients utilisés sont tous locaux : coriandre, cumin, clou de girofle, cannelle, cardamome, curcuma, poivre, moutarde, fenouil, ail, oignon, gingembre et, bien sûr, du piment.

Ici c’était l’un de nos petits déj, et l’on peut y apercevoir du curry de poulet, de poisson, du dhaal, un curry de pommes de terre, un de légumes mélangés à de la noix de coco râpée et enfin, la petite chose frite est le papadam. Miam !

Ensuite vous pourrez manger dans n’importe quel boui-boui ou restaurant le FRIED RICE ; c’est un riz sauté à la poêle avec légumes pour la version végétarienne, mais cela peut aussi être avec du poulet, des crevettes, bref, un peu tout ce que vous voudrez ! Et c’est très bon.Fried rice at Dambulla - BBH Restaurant

Puis vous trouverez du RICE BIRYANI: c’est un plat de riz traditionnel des musulmans constitué de riz sauté aux épices avec des légumes, du poulet ou du mouton et un œuf dur.

Enfin vous avez aussi les ROTTIS.

On appelle ici le ROTTI une pâte ressemblant au « msemen » marocain, à ceci près qu’ici elle ne semble pas être faite avec de la semoule fine.

Vous avez plusieurs manières de la déguster :

*Nature/plain ; c’est-à-dire un peu comme les msemens mais cette fois-ci vous la mangerez telle que, ou l’accompagnerez d’un curry de légume ou de viande par exemple.

*Avec un œuf à l’intérieur, puis repliée en 4 et cuite comme cela : petit en-cas.

*A la mode « muslim » (petit réf. à notre resto fétiche de Kandy, le « Kandyan muslim hotel ») cela donnerait le « kabul rotti » : cette fois la feuille de rotti enveloppe un mélange à base de légumes, ou bien de poulet, ou bien de boeuf… et tout cela est servi comme un friand carré et plat comme une crêpe (arrrg pas de photo pour celui-ci !)

*Ou comme sur la photo ci-dessous, présenté et roulé comme une crêpe, avec ce que vous voudrez à l’intérieur ; ici c’est un mélange végétarien (pomme de terre + légumes) Très bon et hyper bourratif, suffisant pour le dinner !

*Enfin, comme petit en-cas on peut aussi trouver des petits rotti tout ronds, 10 cm de diamètre environ, 1 cm d’épaisseur, et là la pâte est mélangée à de la noix de coco râpée… delicieux ! (cf photo Breakfast) Encore meilleur j’imagine avec de la confiture, du miel, du chili aussi pourquoi pas !

rotti

 

- LES DESSERTS -

Ce paragraphe va être plus que bref, car le sucré et encore plus les desserts ne sont absolument pas la spécialité du Sri-Lanka !

Le seul vraiment typique, et très gouteux se nomme le WATTALAPAM. C’est un flan à base de lait de coco, œufs et lait.

Vous pourrez aussi trouver un très bon dessert appelé le CURD; c’est du lait caillé de bufflonne, sorte de faisselle de fromage crémeuse, assez dense, que l’on déguste avec du sirop de kitul le plus souvent…Délicieux.

Ah, pour ceux qui le veulent vraiment… on trouve un peu partout des gâteaux débordant de crème et de beurre, absolument kitch pour beaucoup question « déco », mais… faut-il encore aimer avoir dans son assiette 80% de beurre et peut-être seulement 20% de gâteau… Nous n’avons eu aucune envie d’essayer pour notre part !

PASTRIES with cream and butter

- FRUITS ET LEGUMES -

C’est le pays des fruits, que l’on trouve en abondance de partout, mais aussi des légumes, surtout cultivés dans le centre de l’île, dans les environs de Nuwara Eliya.

Le number one : la BANANE ! On dit qu’au Sri-Lanka on peut trouver plus de 30 variétés. De différentes grosseurs, de couleur allant du vert fluo au rouge en passant par tous les jaunes possible, les meilleures restent selon nous les toutes petites jaunes (sour banana) et les grosses rouges, très sucrées.

Puis, of course, la NOIX DE COCO ; il y en a essentiellement 3 sortes : la classique, la verte et la KING COCONUT. Le jus issus de la dernière est particulièrement bon, et l’on peut ensuite la briser afin de déguster la très fine et délicieuse chair…On la retrouve très souvent intégrée aux « rice & curry », soit dans les légumes, soit dans le sambol par exemple.

coconut !

Vient ensuite l’ANANAS. Délicieux, on en trouve de toutes tailles, et ils sont assurément juteux et sucrés à souhait.

Ensuite que trouve-t-on…? Des MANGUES sucrées à foison, des PAPAYES, des FRAISES et beaucoup d’autres fruits exotiques: de GOYAVES, de RAMBUTAN, de GRENADES, de FRUITS DE LA PASSION et surtout de MANGOUSTAN, le fruit le plus fin, que malheureusement nous n’avons pas eu de loisir de goûter, sa saison étant terminée. Et vous pourrez trouver également des POMMES, importées d’Australie pour la plupart (qui ont autant de gout que celles que nous pouvons trouver en France … autant dire presque aucun !)

bananas

- LES BOISSONS -

En tout premier je vous parlerai du THE bien entendu; nous sommes au pays de Ceylan ne l’oublions pas. Ici se trouvent des domaines de plantations de thé datant du début du XIXeme siècle, lorsque les britanniques prirent le contrôle de l’île. Ils ont alors balayé la culture dominante du pays qui était jusqu’à lors le café, et ont fait rappliquer des tamouls indiens pour s’occuper des plantations.

Une des plus importantes est Mackwoods Labookellie, fondée en 1841 par le capitaine William Mackwoods. Le domaine comprend des plantations de thé mais aussi de caoutchouc, et au total l’établissement gère environ 1637 hectares à Nuwara Eliya et dans les environs. Nous sommes allés visiter la fabrique de thé, puis en déguster une petite tasse, accompagnée bien sûr d’un petit gâteau au chocolat ;-)

tea time !

tea and chocolate cake

Le Sri Lanka produit essentiellement du Thé Noir. Les grades des thés sont définis selon l’état des feuilles (brisées -broken- ou entières) ainsi que la richesse en bourgeons (pekoe).

Grades of tea

Les sri-lankais consomment essentiellement donc du thé noir, fort, « anglais », auquel ils rajoutent presque obligatoirement du lait, et qu’ils aiment très sucré. Le thé vert est très peu consommé.

Petit rappel historique : Le nom de Ceylan a été donné par les Britanniques en 1815 lorsqu’ils prirent le contrôle de l’île. En 1948, elle acquit son indépendance. C’est en 1972 qu’elle  portera le nom de Sri Lanka (qui signifie en cinghalais, « île resplendissante »).

Sinon, une boisson typiquement sri-lankaise est l’EGB, mon favori ! Appelé aussi « Ginger Beer », alors que c’est une boisson sans alcool (?), c’est un délicieux soda au gingembre, très rafraîchissant !

Question alcool, nous n’avons pas eu le loisir de tester mais on retrouve quelques bières locales apparemment assez bonnes, telles que la LION BEER et la PILSNER par exemple. Et dans le registre alcool fort on trouve l »ARRACK, qui provient de la distillation du nectar extrait des fleurs du cocotier. L’arrack peut servir de base pour des cocktails de fruits (mangue ou citron) ; les locaux le mélangent parfois à la bière. À consommer avec modération…!

Et enfin je terminerai par les jus de fruits frais bien entendu ! Noix de coco, mangue, ananas… rafraîchissant et délicieux.

Voilà donc un petit résumé, à ma sauce, de la nourriture sri-lankaise, un aperçu de des spécialités les plus répandues, sachant que je n’ai presque pas parlé ici de la street-food, de toutes ces petites choses délicieuses, cuites ou préparés sous vos yeux; allant des pois-chiches spicy, aux petit beignets frits, à base de farine de lentilles, passant par ces cacahuètes grillées et spicy… et cetera et cetera … Ce fut un vrai régal pour les papilles.

Sur ce, je vous souhaite un bon appétit !

devilled !

0

Le Sri-Lanka …

Bonjour à toutes et à tous,

Ne sachant pas ce que le lecteur de cet article aie comme attentes. Je me suis mis dans sa peau. Donc je vais écrire quelque chose que j’aurai aimé lire sur cette île avant de partir, ou juste comme ça, pour ma culture générale.

Parlons donc de cette dernière, vous serez moins idiots ce soir.

Le Sri Lanka est le premier pays à élire une femme chef d’état. Le comble, elles étaient deux candidates au final !

Le Sri Lanka a le plus grand nombre de jours fériés au monde.

Même si le pays est constitutionnellement bouddhiste, à ce qu’il paraît, le seul au monde à avoir inscrit le bouddhisme comme religion d’état ! Les laïcs tiennent les rênes du pays.

Donc, toutes les fêtes religieuses des 4 religions répertoriées sont respectées.

Les bouddhistes voient en prime les poyas days fériés (jours de pleine lune, pour la petite histoire Bouddha est né, reçu l’illumination et mort un jour de pleine lune).

Les hindous, les musulmans et les chrétiens bénéficient du même avantage. On se retrouve avec plus de 20 jours fériés !

Le seul pays à avoir vaincu le terrorisme. Le Mossad formait les militaires Sri Lankais au début du conflit, maintenant ce sont les agents du Mossad qui viennent au Sri Lanka pour être formés.

Voilà, pour l’instant, la partie culture G. Retrouvons maintenant ces détails de la vie courante qui attirent le regard du voyageur.

Ce sont les prises électriques par exemple. Elles ont toutes un système anti bêtises des enfants.

Il faut avoir un crayon ou petit bâton pour enlever la sécurité, en l’insérant dans le trou du dessus avant de pouvoir les utiliser.

Les toilettes sont toutes pourvues d’un petit tuyau pour se nettoyer par jet d’eau.

Photo toilette

Apres l’Adan de la prière musulmane du matin à 5h, ce sont les chanting des temples bouddhiques qui reprennent le flambeau à 5h30 !

Les bouddhas côtoient joyeusement les Shiva dans les temples hindous !

Les places derrière le chauffeur dans le bus sont réservées aux membres du clergé, les moines bouddhistes.

Le guide du routard raconte des conneries, vous ne trouverez rien en dessous de 20€ avec le lonely planet et le routard d’ailleurs (mis à part le YMCA, et YMBA de Kandy).

S’il vous arrive un pépin de santé, foncez vers les hôpitaux publiques ils sont tous gratuits et vous serez très bien en charge. Oubliez le réflexe plus c’est cher, mieux c’est. Dans les cliniques, ou bien les médecins des hôtels, on essaiera de vous arnaquer en vous prescrivant des médicaments qui ne répondent pas à vos besoins, pour que vous reveniez et donc payez.

Au Sri Lanka on trouve le YMCA pour ceux qui ne connaissent pas Y.M.C.A (Young Men’s Christian Association).

Mais aussi l’YMBA et YMMA, pour respectivement les Bouddhistes et les musulmans !

Un étrange système qui met le livet A KO plutôt deux fois qu’une. Deux systèmes d’épargne sont proposés aux étrangers comme aux locaux :

Épargne fixe, c’est-à-dire vous déposez votre argent sans possibilité de retrait pendant un an minimum et vous touchez des intérêts substantiels de cette épargne, à votre convenance soit par mois, trimestre, an…le taux d’intérêt n’est que de 14%

Le deuxième livret d’épargne proposé offre la possibilité de retirer son épargne à sa guise, le taux s’en ressent : 7% seulement !

A ce qu’il paraît beaucoup d’étrangers (non expatriés) vivent des intérêts de leur épargne.

L’inflation est de 7% officiellement. Les coconuts et le riz affichent des taux d’inflation ahurissants… Pourquoi je parle de ces deux éléments ? Ils font partie des éléments de base de la nourriture sri lankaise (le rice & curry est le plat principal, national, de tout heure, Sri Lankais).

Les Sri Lankais sont très curieux, ils vous poseront tous sans exception cette question : « Where are you Prom ? » (le F et le P sont pareils) ou bien « your country ? »

Sur une note personnelle, étant marocain assez bronzé. Je passe parfaitement pour un local. Et quelle joie de voir leurs visages quand ils se rendent compte que je ne le suis pas ! Certains m’ont répondu tu es un mix de sri lankais. Tu es sûr d’être marocain ?… J’ai éprouvé beaucoup de bonheur et de légèreté quand ils me demandaient quelle religion j’avais, alors je prenais un malin plaisir à les laisser deviner : Bouddhiste ? Chrétien ? Enfin je ne suis plus comme la plupart du temps arabe et présupposé musulman. J’étais enfin un citoyen du monde. MERCI LES SRI LANKAIS !!

C’est un peuple fier, content de montrer cette mixité religieuse. On voit souvent des moines bouddhistes dans les temples hindous. Comme est souvent le cas, les temples bouddhistes et hindous sont ouverts aux visiteurs quel que soit leur confession.

Vous vous rendrez compte comme en Inde que le mot Hôtel (prononcé HotL) ne veut pas dire forcément hôtel mais restaurant.

Dans beaucoup de partie du Sri Lanka, les musulmans aident à restaurer les vieilles pagodes. Ils ne sont pas tous coopératifs, certains d’entre eux ont embrassés un islam importé depuis les pays du golfe, plus rigoristes, stricts et prônant une discipline même vestimentaire à leurs coreligionnaires !

Ne suivez pas toutes les recommandations du guide du routard ou lonely planet. Ils vous traîneront dans des guest houses trop chères pour la prestation proposée. Nous avons trouvé mieux, deux fois moins cher. Il suffisait de prendre une heure de son temps pour chercher et savoir qu’on peut trouver pour 1500 LKR, n’importe où.

Les bus ne sont pas si dangereux, sinon tout le monde au Sri Lanka serait mort. N’écoutez pas votre guide !

Ella ne vaut pas la peine, car petite ville très chère ; que ce soit le logement ou la restauration, à moins que vous aimiez retrouver tous les touristes dans la même rue de 100m. Nous vous conseillons la région de Dalhousie, le point de départ de l’ascension de l’Adam’s Peak. Vous y trouverez forêts, lacs sublimes, plantations de thé… que du bonheur !

Je laisserai le soin de vous présenter la cuisine sri lankaise à Chloé qui n’a pas boudé son plaisir et s’est mise à tout vouloir déguster et tester !

0

Matériel

La difficile question du matériel !

Comme nous comptons prendre notre temps dans les différents coins, nous partons avec un peu moins de vêtements et d’affaires que d’autres voyageurs…

Voici la liste temporaire de ce que contiendront nos sacs à dos:

Electronique :

PC portable ASUS U36SG, c’est le plus léger, le plus performant sur le marché actuellement. Bien sûr dans 6 mois il sera passé de mode (mais peu importe!). Écran 13’’, RAM de 4Go, disque dur 750Go,  1.7kg.

Une liseuse électronique.

Deux petite clés USB de 32Go chacune.

Un appareil photo compact expert Nikon coolpix 7700. Nous en sommes très fiers, pour les amateurs de photos : 28-200mm, il ouvre de f2 à 4 ! Autant dire très lumineux ! Nous avons pris 2 cartes mémoire à 32Go chacune et une de 16Go offerte par le vendeur.

Un trépied Tripod

Un caméra achetée la veille du départ, de marque Panasonic

Général :

Un sac de chez Ospray 58L pour Amine.

Un sac 50L (+10L) chez Deuter pour Chloé. Les deux sacs à dos pèsent 1.7kg chacun.

2 sur-sacs pour protéger les 2 gros sacs à dos, pouvant être utilisés temporairement comme des valises suite aux futurs différents achats.

2 petits sac à dos d’appoint d’environ 20-28L chacuns

Des lunettes de soleil et une autre paire de lunette de vue au cas où.

Chacun 2 sacs, de 8L et 4L étanches que l’on plie pour garder les affaires au sec, même si on aura un sur-sac en cas de pluie.

Une boussole.

3 opinels / couteaux suisses (merci Isa!)

Une moustiquaire (même si elle ne nous a été d’aucune aide aux Philippines et au Mexique) on ne sait jamais… en prévision d’un logement sans !

Une gourde 1.5L.

Un sac à viande en soie (merci Abel & Evelyne !)

Une serviette en microfibre, légère et séchant rapidement

Trousse de toilette

Trousse à pharmacie (ultra complète suite à nos 2 derniers voyages !)

Le guide du routard du Sri-Lanka et le lonely India

3-4 livres pour Amine

Vêtements :

Un justaucorps et un caleçon en laine Mérinos

Une polaire très légère en poil long

Une veste coupe-vent

3 t-shirts

2 pantalons

1 short

2 paires de chaussettes en synthétique (le coton n’est pas respirant, à proscrire en cas de longue marche par temps chaud et humide) + 1 paire de chaussettes pour le froid en mohair, très légères et très chaudes (merci maman Chloé!)

Des sous-vêtements légers

Un imperméable hyper léger

2 paires de chaussures fermées (une de type « basket de tous les jours » + 1 paire un peu plus technique pour les randos, légère et respirante car plus de pays chauds de prévu que de pays froids !) et une paire de tongs

Chaussons d’escalade pour chacun

En plus pour Chloé : un pull en mohair hyper léger et très chaud + pyjama + foulard en pashmina

 

Au total… nous voici avec environ 12.5Kg pour Chloé et environ 16Kg pour Amine ! Dire que notre but était de 10-11Kg max…

Et nous qui, lors de la première pesée 2 semaines avant de départ notions 7.9Kg pour Chloé et 9Kg pour Amine, c’est loupé ! Car c’était sans compter les 3 kilos de livres d’Amine et les affaires de toilette de Chloé !

0

Assurance, administration, paperasse…aarrg!

Bonjour,

Ce billet est destiné aux (futurs) voyageurs qui cherchent des infos !

Parlons des choses qui fâchent: la paperasse.

Logement: Nous étions locataires d’un deux pièces meublé à Paris. Quoique de plus simple que de le quitter (sur le papier, si j’ose dire).

Le site internet du service public est très utile pour prévenir l’administration publique de tout changement d’adresse.

Les assurances: Il faut savoir que vous restez assuré par la sécurité sociale un an après avoir quitté l’entreprise, ou plus simplement, tant que vous n’êtes pas radié par votre centre d’impôts.

Donc, en fonction de votre situation, assuré ou non en France (et aussi mutuelle ou pas), vous allez être pointilleux sur certains détails

Pensez à posez ces questions au minimum:

Quel est le montant des franchises?

Si je suis rapatrié en France est-ce que vous prenez en charge mes frais en France et pour combien de temps?

Si je suis gravement blessé et que mon état nécessite des interventions chirurgicales et un mois d’hospitalisation comment ça se passe?

Vous verrez que généralement, les assureurs passent par des grands pôles d’assureurs du type Axa et/ou mondiale assistance. Donc vous vous retrouverez souvent avec les mêmes contrats que d’autres mais vous aurez payé plus ou moins. Donc prenez bien le temps.

Nous allons finalement opter pour Chapka Assurance, organisme à l’origine réservé pour les Working Holidays, et qui propose un très bon contrat, à un prix beaucoup moins élevé que les autres assurances voyage « classique ».

Les impôts: Nous les paieront l’année prochaine, comme tout le monde. Mais vous pouvez essayer d’envoyer une demande de baisse des impôts en invoquant l’article L247 du livre des procédures fiscales.

Les vaccins: Préférez les hôpitaux publics avec un service de maladies tropicales. Vous paierez moins cher vos vaccins. A titre d’exemple: le vaccin contre l’encéphalite japonaise coûte presque 200€ à l’institut Pasteur et 69€ à l’hôpital où nous étions. Et pour ce genre de projets, il y a pas mal de vaccins à faire. A noter, renseignez-vous pour la nécessité de certains, selon votre parcours.

Le matériel: Cf. page des préparatifs

Les visas: Presque aucun pays d’Amérique du sud n’en demande pour les ressortissants européens. En Asie par contre oui, et mieux vaut les faire au fur et à mesure: ça coûte moins cher et on ne sait pas où on sera dans un mois de toute façon.

Banques: Nous avons fait le tour des banques, la société générale et la caisse d’épargne (nos banques respectives) nous ont fait de bonnes offres :

La société générale: le service international, option 2 à 9€/mois. Pas de frais ni pour les retraits, ni pour les paiements à l’étranger. Et négociation de la carte visa premier à 1€/mois pendant un an et 15€ après. Donc un package à 10€/mois.

La caisse d’épargne: la carte visa premier à un prix ridicule après négociation, mais des frais variables en terme de retraits et d’achats… Donc à voir.

De toute façon, il faut prévoir des frais de la part des banques étrangères chez qui nous effectuerons les retraits, de l’ordre de 3-5%.

La solution HSBC peut être tentante.

Nous ne savons pas si nous trouverons des banques HSBC dans tous les pays visités donc nous avons finalement opté pour l’offre de la SoGé.

0

Le budget

C’est la rubrique qui intéresse tout le monde.

Nous ne sommes pas des originaux, nous avons prévu 14K€ chacun. Nous espérons qu’il nous en restera 3-4k€, chacun, en août-septembre 2013. C’est la somme nécessaire pour pouvoir pénétrer le territoire australien, avec le visa Working Holiday.

Explication :

Nous souhaitons flâner dans 4-5 pays en Asie de janvier à août-septembre 2013. Les deux premiers sont déjà prévus (Sri-Lanka et Inde)

Puis nous comptons travailler en Australie pendant quelques mois, histoire de remplir les comptes et hop direction soit :

1 re Asie

2 Afrique

3 Amérique du sud

4 Îles de l’océan pacifique

5 La réponse 5.

Nous verrons bien, au fil du voyage et des rencontres, mais ce qui parait le plus probable serait : les îles du Pacifique, puis l’Amérique du sud suivie de celle du nord et si possible re-Working Holidays pour le Canada (afin de renflouer le porte-monnaie une seconde fois !) et enfin Africa ! Histoire de remonter tout doucement en Europe… We’ll see.

Un fichier Excel avec nos dépenses avant le tour du monde, sera bientôt mis en ligne.

On espère pas tout dépenser d'ici 9 mois!

 En moyenne, à titre d’idée, nous nous sommes basés sur les dépenses de voyageurs, et nous comptons environ 30€ par personne et par jour. Ceci étant une moyenne bien entendu car en Inde nous pouvons facilement descendre à 5-10€, alors qu’en Nvelle-Zélande ou encore en Argentine cette moyenne risque de presque doubler !